J’ai
pris ma première Cymbalta 60 mg hier soir, donc le double de ma dose
habituelle. Je me porte très bien ce matin, aucune nausée ni
étourdissement. Par contre, tout comme lorsque j’ai commencé
les Cymbalta 30 mg, mon sommeil a été très agité toute la nuit.
J’imagine que cette fois encore, ça passera.
samedi 9 mai 2015
dimanche 3 mai 2015
Une prothèse de hanche, c'est solide !
Du
moins, LA MIENNE l’est ! Il faut dire que j’ai
reçu la meilleure qui soit : une prothèse à grosse tête
fémorale en porcelaine avec tige en chrome-cobalt,
le tout non cimenté. Contrairement à la croyance populaire, la
porcelaine peut être TRÈS résistante.
On est loin ici du petit service à thé qui se brise juste en le
regardant. La solidité des têtes fémorales en porcelaine a
été testée en les frappant avec des bâtons de golf, rien de moins
!
Saviez-vous
qu’une personne âgée a une chance sur quatre de se casser une
hanche en tombant ? Une prothèse comme la mienne a une chance
sur trois mille de casser. De plus, les risques de dislocation sont
les mêmes pour une prothèse que pour une hanche naturelle, ni plus,
ni moins Enfin, sachez qu’avec les prothèses à grosse
tête, AUCUN mouvement
n’est interdit.
vendredi 1 mai 2015
Cymbalta, une semaine plus tard !
Nous
voilà vendredi et j’ai commencé hier ma deuxième semaine de
Cymbalta. Après plusieurs journées difficiles, je suis heureuse de
constater que je vais maintenant beaucoup mieux. En plus des
étourdissements et nausées, j’ai été victime les premières
nuits d’un sommeil très agité. Le Cymbalta peut causer des
cauchemars mais dans mon cas, mes nuits ont surtout été dérangées
par la sensation de dormir éveillée avec dans la tête, des pensées
étranges et incontrôlables qui tournaient en boucle. Qui dit
mauvais sommeil dit également mauvaise journée c’est pourquoi au
boulot on m’a aperçue en train de dormir sur une chaise pendant
toutes mes pauses et heures de dîner de lundi et mardi. Depuis
mardi soir cependant, je dors bien à nouveau et graduellement, mon
énergie est revenue si bien qu’aujourd’hui, je me sentais en
grande forme. J’ai encore une quinzaine de comprimés de 30 mg à
prendre avant d’en arriver à ma dose finale qui sera de 60 mg.
Espérons que je tiendrai un peu mieux le coup rendue là…
jeudi 30 avril 2015
Douleur aiguë vs douleur chronique...
Connaissez-vous
la différence ? Moi oui.
La
douleur aiguë est
une douleur vive immédiate et habituellement brève qui survient
suite à une blessure (coupure, brûlure, fracture) ou à une
maladie. Elle agit en quelque sorte comme un signal d’alarme qui
provoque chez la personne blessée une réaction de protection. La
douleur aiguë est
essentielle à la survie car c’est elle qui prévient l’organisme
que son intégrité est menacée. Elle est généralement soignée
par des analgésiques ou des anesthésiants.
Lorsqu’une
douleur s’installe de façon durable et excède six mois, on
parle alors de douleur chronique.
Pénible, invalidante mais pas nécessairement dangereuse, elle peut
causer anxiété, agressivité, dépression, trouble de sommeil et de
concentration, désocialisation et même conduire au suicide. Une
vraie douleur chronique est
une douleur qui ne partira jamais mais qui peut être soulagée par
une approche multidisciplinaire (médication, infiltrations,
physiothérapie, ergothérapie, acupuncture, aide psychologique,
etc).
Bien
que réelle dans les deux cas, la douleur est toujours « dans
la tête » car c’est un signal qui est envoyé par le
cerveau. Elle peut-être, entre autre chose, aggravée par le stress
ou la fatigue et son intensité varie d’une personne à l’autre.
Libellés :
anesthésiste,
arthrose facettaire,
Cymbalta,
douleur aiguë,
douleur chronique,
hernie discale,
infiltrations,
psychologue médical,
spondylolyse,
tapis champ de fleurs
dimanche 26 avril 2015
Troisième jour sous Cymbalta...
Je
pense que je m’habitue tranquillement à mon nouveau médicament.
J’ai encore des étourdissements mais moins pire qu’au
premier jour. Les maux de coeur partent et reviennent. Je
me suis couchée hier avec la nausée et une Gravol et j’ai dormi
douze heures. Je viens d’en dormir une autre cet après-midi
et j’aurais continué. Le médecin a beaucoup insisté sur le fait
que le Cymbalta ne faisait pas grossir. Je comprends maintenant
pourquoi. En soixante-douze heures, j’ai mangé deux soupes,
une tranche de pain et un bol de céréales. Je n’ai pas
vraiment faim. J’imagine que ça aussi ça va se placer…
samedi 25 avril 2015
Clinique de gestion de la douleur : premier rendez-vous avec l'anesthésiste !
C’est
avant- hier qu’a enfin eu lieu le rendez-vous que j’attendais
tant. Je me suis donc présentée à l’heure prévue et à mon
grand étonnement, le médecin était déjà prêt à me recevoir.
La consultation a duré une heure en tout. Il m’a examinée
et m’a évidemment posé beaucoup de questions. Selon lui, c’est
mon hernie discale qui est la principale cause de ma douleur, autant
dans le dos que dans la hanche droite. Bonne nouvelle, d’après
lui, mon disque va finir par sécher et devrait faire moins mal un de
ces jours. Mauvaise nouvelle, ce sont les facettes qui pourraient
devenir douloureuses par la suite. Quoiqu’il en soit, une douleur
chronique est une douleur qui ne partira jamais. Il faut donc que je
m’y résigne et que j’essaie différentes approches pour me
soulager un peu.
Parmi
ces possibilités, le médecin recommande en premier que je change ma
médication. Je le savais déjà, les anti-inflammatoires ne sont pas
une médication à prendre à long terme et j’en ai déjà bien
assez consommé avec toutes mes années de douleurs à la hanche et
encore un an et demi après à cause de mon dos. Le médecin m’a
donc prescrit du Cymbalta (Duloxétine), médicament de la même
famille que le Paxil et le Prozac. Auparavant, ce médicament
était utilisé comme anti-dépresseurs mais il semble qu’il soit
de plus en plus prescrit comme bloqueur de la douleur. Si
jamais par hasard, il me fait trouver la vie plus drôle eh bien tant
mieux mais ce n’est pas le but du traitement. À ça je pourrais
aussi ajouter de la Glucosamine avec Chondroitine (j’ai déjà
essayé sans grand succès) ou encore des Omegas 3. Autre
solution et je l’espérais celle-là, une consultation en
physiothérapie ici-même à l’hôpital. La requête a été
envoyée et je devrais avoir des nouvelles dans un délai assez
rapide.
Autre
truc à essayer, un tapis « champ de fleurs » . Eh
oui, je croyais à une plaisanterie mais vous avez bien lu.
Apparemment, ce tapis recouvert d’espèces de pics, agit de la même
façon que l’acupuncture et aurait fait ses preuves dans divers
pays. Il est certifié aux États-Unis par la FDA et en Europe par
l’Ecotest.
Voici deux liens qui vous en apprendront plus sur ce tapis que je peux m’offrir
pour la modique somme de 150$.
https://www.youtube.com/watch?v=4bPCb7vAEEU
https://www.lesmauxdedos.com/
Autre recommandation du médecin, un T.E.N.S., réputé efficace chez beaucoup de monde, à condition d’acheter celui qui nous convient, de placer les électrodes au bon endroit sur le corps et de l’utiliser avec les bonnes fréquences et les bonne durées. Évidemment, ça aussi ça coûte des sous, quelques centaines de dollars mais il faut que je m’informe car l’assurance le rembourse très certainement. Il y a aussi une possibilité de le louer quelques mois pour le tester mais je pense que le coût total de cette location équivaudrait probablement au même pris que la partie non remboursée d’un achat. D’ailleurs, il existe un service à domicile qui peut venir nous faire la démonstration, nous donner toutes les explications et nous louer l’appareil.
https://www.lesmauxdedos.com/
Autre recommandation du médecin, un T.E.N.S., réputé efficace chez beaucoup de monde, à condition d’acheter celui qui nous convient, de placer les électrodes au bon endroit sur le corps et de l’utiliser avec les bonnes fréquences et les bonne durées. Évidemment, ça aussi ça coûte des sous, quelques centaines de dollars mais il faut que je m’informe car l’assurance le rembourse très certainement. Il y a aussi une possibilité de le louer quelques mois pour le tester mais je pense que le coût total de cette location équivaudrait probablement au même pris que la partie non remboursée d’un achat. D’ailleurs, il existe un service à domicile qui peut venir nous faire la démonstration, nous donner toutes les explications et nous louer l’appareil.
Le
médecin m’a aussi parlé d’un autre appareil à essayer mais
j’ai malheureusement oublié le nom. De toute façon, il est
en vente aux États-Unis seulement donc plus compliqué à obtenir.
L’appareil en question sert à étirer le dos et crée ainsi
de l’espace entre les disques. Merveilleux semble-t-il… Je
vais peut-être essayer d’en faire l’acquisition, en espérant
que je ne mesurerai pas 5’10 » à la fin de l’été !
Enfin,
en dernier recours, mais le médecin n’est pas contre, des
infiltrations directement dans le dos. Il y a même
possibilité, dans les cas extrêmes, de brûler les nerfs mais on
est loin d’en être là !
Je
suis donc rentrée chez moi avec toutes ces solutions en tête
et plusieurs échantillons de Cymbalta, des 30 mg pour commencer et
des 60 mg pour après. Comme ce médicament est supposé causer des
étourdissements et des nausées, j’ai pris ma première dose tout
de suite au souper pour que les effets soient un peu dissipés pour
ma journée de travail du lendemain. Quinze minutes après la prise
de ma capsule, tout commençait à tourner autour de moi et un autre
quinze minutes plus tard, les maux de coeur étaient de la partie.
J’ai passé la soirée étendue sur le divan et je me suis couchée
par la suite en conservant toute la nuit la désagréable impression
que j’étais dans un bateau. Hier matin, je me suis réveillée
en très très très piteux état, incapable de rester debout ou de
manger. Finalement, après un comprimé de Nexium, un de Gravol,
trois Tylenols et trois Advils, je suis partie au travail, en
espérant que les effets secondaires s’estomperaient. Deux
comprimés de Pepto-Bismol et un de caféine plus tard, j’ai
commencé à me sentir mieux vers 16h. Je n’ai pas vraiment
dîner et pas trop souper par la suite. J’ai quand même
réussi à emmener Poussinot ainsi que deux coéquipiers à leur tournoi de basket à l’autre bout de la ville et quand nous
sommes revenus à 22h., je me suis empressée d’avaler ma deuxième
capsule de Cymbalta en croisant les doigts pour me réveiller en
meilleur forme ce matin.
Après
un petit huit heures de sommeil entrecoupé de réveils et
d’étourdissements, je me suis effectivement réveillée
aujourd’hui en bien meilleur état que la veille. J’ai mangé un
peu mais n’avais pas vraiment faim et bien qu’incapable de faire
des mouvements rapides, j’ai réussi à m’habiller et à repartir
avec Poussinot plus deux autres joueurs pour une journée entière de
tournoi, qui se poursuit encore à l’heure actuelle. Je viens
d’ailleurs de quitter momentanément les lieux pour aller avaler
une petite soupe dans un café avant de retourner encourager les
jeunes pour leur deuxième match.
Le
Cymbalta est censé prendre jusqu’à dix jours pour faire effet.
Chéri pharmacien semble croire que c’est un bon choix de
traitement pour moi. En attendant que les bénéfices se
manifestent, je continue les Vimovo en parallèle. J’ai aussi pris
la décision d’attendre avant de mettre en pratique certaines
autres des solutions qu’on m’a proposées car si je change trop
de choses à la fois, je ne saurai pas quelle est celle qui me fait
du bien !
En
terminant, ceux et celles qui m’ont vue hier au boulot vont être
d’accord, je crois, pour dire que j’avais à peu près cette tête
là donc si vous prévoyez débuter cette médication, envisagez de
le faire la veille d’un congé ! Bonne fin de semaine, le basket
m’attend…
mardi 21 avril 2015
Clinique de gestion de la douleur : le cours !
Matinée
éreintante aujourd’hui pour ma première visite à la
clinique de la gestion de la douleur. Éreintante car
premièrement nous étions quinze entassés dans un local grand comme
ma salle de bain et là, je plaisante à peine. Il a fallu
sortir deux chaises de la pièce pour permettre à une dame en
fauteuil roulant d’entrer à l’intérieur. Deuxièmement, ce fût
long, très long.
J’y suis entrée à 8h30 pour en sortir à 13h40.
Troisièmement, on nous a bombardés de beaucoup d’informations
à assimiler en peu de temps. Finalement, ce fût pour ma part
une matinée riche en émotions et ça, ça épuise…
Eh
oui, il faut un cours pour être patient à la clinique de la gestion
de la douleur et j’ai vite compris pourquoi. Cette clinique
n’est pas une clinique comme les autres. D’ailleurs, qu’on
se le tienne pour dit, nos chaises sont très convoitées. C’est
maintenant entre cinq et six années qu’il faut attendre pour
espérer passer là-bas. Moi j’ai eu de la « chance »
dans mon malheur. J’ai été cotée P1 (prioritaire). C’est
pour cette raison que je suis passée dans un délai aussi « rapide »
qu’un an d’attente. Inutile de vous préciser que le contrat à
signer est très strict sur les absences aux rendez-vous déjà
fixés. La tolérance sera bien mince, même en cas de force
majeure. Première chose donc, je viens de le dire, un contrat assez
long, à lire, à comprendre et à signer, bien évidemment.
Deuxième
chose, la présentation d’un représentant de chacune des
spécialités de la clinique car là-bas, le patient est pris en
charge par toute une équipe qui travaille de concert pour le
soulager. Nous avons donc eu droit à une petite demi heure en
compagnie de l’anesthésiste fondateur de la clinique qui nous a
brièvement exposé sa mission. Il m’a semblé fort
sympathique et c’est tant mieux car c’est avec lui que j’ai
rendez-vous après demain. Ensuite, c’est le psychologue médical
qui est venu nous parler pendant une bonne heure et demi. C’est
sa partie qui a été la plus intéressante car il a expliqué en
long et en large tout le mécanisme de la perception de la douleur et
ce qui pouvait être fait pour nous soulager. Le mot « soulager »
est capital car il est expliqué d’entrée de jeu que la clinique
ne prétend pas et ne PRÉVOIT pas guérir la cause de notre douleur.
Si un patient en arrive à consulter dans cette clinique, c’est que
toutes les autres tentatives ont échoué et que même son médecin
spécialiste ne peut plus rien faire pour lui. Le but est donc de
soulager le patient par divers moyens afin qu’il retrouve une
meilleure qualité de vie, qu’il soit plus fonctionnel. Les moyens
sont effectivement variés : médication, infiltrations,
physiothérapie, thérapie avec le psychologue et même l’hypnose !
Ne vous méprenez pas cependant, consulter un psychologue ne signifie
pas que la douleur n’est pas réelle mais simplement qu’après
plusieurs années à souffrir, le moral pique parfois du nez. Après
le psychologue, ce sont tour à tour la physiothérapeute puis
l’infirmière qui sont venues se présenter et nous parler de leur
rôle dans tout ce processus.
Troisième
chose, des questionnaires évidemment, comme il y en a toujours quand
on commence des traitements à un nouvel endroit : dessinez où vous
avez mal, répondez si vous êtes d’accord, tout à fait d’accord,
bla bla bla… Puis, dernière chose, une rencontre individuelle avec
l’infirmière. J’aurais pu attendre à jeudi et la
rencontrer trente minutes avant mon rendez-vous avec l’anesthésiste
mais il aurait fallu que je quitte le boulot encore plus tôt et
surtout, je ne suis absolument pas du genre à remettre à demain ce
qui peut être fait aujourd’hui et c’est encore plus vrai
lorsqu’il s’agit de ma santé. Le courant est bien passé avec
l’infirmière, tellement que j’ai fondu en larmes dans son
bureau. Bon, je ne suis pas fière de moi mais que voulez-vous,
les années ont quelque peu usé mon moral et comme j’essaie autant
que possible de ne plus parler de ma santé autour de moi, me
retrouver devant quelqu’un qui sympathise à ma cause, et qui en
plus envisage de m’aider, m’a rendue émotive.
Je
suis donc rentrée chez moi, partagée entre l’espoir, le
découragement, l’inquiétude, la fatigue et… la faim !!!
La
suite, dans deux jours…
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