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dimanche 4 août 2013

La visite de la physiothérapeute...

Peu de temps après mes tests pré-op, je reçois chez moi la visite de la physiothérapeute qui m’évalue ainsi que mon logement.  Je sympathise immédiatement avec cette femme de mon âge qui semble un peu déçue que je reçoive la prothèse à petite tête. Lors des exercices de force musculaire et de mobilité, j’obtiens entre 3 et 4 sur 10 pour ma jambe gauche. Ma jambe droite, de plus en plus souvent douloureuse, reçoit des notes parfaites.

Quelques aménagements sont à prévoir pour mon appartement. En raison de la fameuse petite tête, certaines restrictions sont incontournables. Qui dit petite tête dit entre autre chose, interdiction pour trois mois de plier la hanche à plus de 90°. Imaginez par exemple le mouvement que vous faites pour vous lever de la toilette ou d’un divan trop bas. Vous penchez votre corps en avant avant de pousser avec vos jambes.  En exécutant ce mouvement, vous ne respectez pas l’angle de 90°. Même chose lorsque vous vous pliez pour enfiler des chaussettes ou que vous vous penchez pour ramasser quelque chose par terre.   En raison de cette restriction, j’aurai donc besoin d’un siège de toilette surélevé de 4 pouces. Il est prêté par le  CLSC et la physio l’a déjà avec elle. Il faut aussi que je déniche une chaise droite avec des bras puisque je ne pourrai pas m’asseoir sur mon divan pour au moins trois mois. Enfin, je dois, pour les mêmes raisons, ajouter un sommier à mon lit qui est trop bas. Je devrai aussi, pour les premiers 90 jours, dormir uniquement sur le côté opéré, donc sur ma plaie. Dormir sur l’autre côté représente d’importants risques de luxation qu’on ne veut pas prendre. D’ailleurs, certains mouvements seront interdits à vie, justement pour éviter les luxations liées à la petite tête. La physiothérapeute me laisse également une marchette, elle aussi prêtée par le CLSC.

Les questions s’accumulent dans ma tête et j’ai l’idée d’en parler avec une collègue, auparavant préposée en orthopédie dans l’hôpital où je travaille. Pour elle, il est clair que si elle devait recevoir une prothèse, ça serait la grosse tête fémorale ou rien du tout ! Je nage dans le doute… 


Les test pré-opératoires...

Je reçois un appel de l’hôpital début mars 2013, pour me convoquer pour mes tests pré-opératoires. Je m’y présente le 13 mars, à jeun et je fais là-bas la connaissance de quatre nouveaux « amis » de 70 ans, venus pour la même raison que moi.  Nous nous suivons toute la journée et partout où nous nous présentons, on me demande lequel des patients j’accompagne. Nous subissons les mêmes examens : prise de sang et échantillon d’urine, électrocardiogramme et radiographies. Les radios ne servent pas tant à constater l’état de notre hanche mais plutôt à prendre des mesures pour la future prothèse. On prend divers clichés en déposant  le long de ma jambe,  un objet qui sert à mesurer. Nous assistons aussi aux mêmes rencontres : rencontre individuelle avec l’infirmière, rencontre de groupe avec la physiothérapeute et une autre avec les infirmières de la pré-admission. Lors de cette dernière rencontre, j’en apprends un peu plus sur la chirurgie et sur ce qui m’attend. Moi qui ne me suis même jamais fait arracher une dent, je suis perplexe.

- Chirurgie d’une durée de deux heures, soit sous anesthésie générale, soit sous anesthésie rachidienne.

- Séjour de cinq jours à l’hôpital avec mise en charge de mon poids sur ma jambe dès le lendemain.

- Convalescence et arrêt de travail allant de quatre à six mois selon le type d’emploi que j’occupe.

- Lavement Fleet à me faire moi-même la veille de la chirurgie. Snif !

- Douche antibactérienne à prendre le matin même de l’intervention.

- Restrictions pour certains mouvement à ne pas faire pour les six premières semaines, pour les trois premiers mois et certains autres mouvements interdits pour toujours.

- Pas de douche pendant au moins dix jours post-opératoires.

- Pas de bain pour les six mois suivant la chirurgie !!!

- Injection de Lovenox (anticoagulant) par moi même pendant un mois suivant la chirurgie.

On me certifie aussi qu’il est certain que je serai opérée dans le délai de six mois prévu par le gouvernement.  Apparemment, c’est une obligation et l’hôpital est très surveillé à ce sujet. Ce jour-là, je rentre chez moi épuisée. Je raconte à Chéri tout ce que j’ai appris. Ce n’est rien pour le convaincre…

- Je te l’avais dit ma chouette que c’était pas rien cette opération là…

Le 21 mars, je me présente à nouveau à l’hôpital pour une rencontre en médecine interne. Je réponds à un questionnaire élaboré et on me fait un bilan de santé minutieux.  Je suis en excellente santé et apte à subir la chirurgie. J’occupe le reste de ma journée à magasiner tout ce qu’il faut pour le jour fatidique et ceux qui suivront.

- Deux pyjamas

- Une robe de chambre

- Des pantoufles de grand-mères anti-dérapantes

- Des chaussures fermées, pas trop serrées et faciles à mettre

- Une bouteille de chlorhexidine 4% pour la douche antibactérienne

- Un lavement Fleet

- Un thermomètre

- Un sac de gel à congeler pour soulager ma jambe après l’opération

- Une canne

- Un rasoir électrique car sous anticoagulants, il est trop risqué de saigner en se coupant avec un rasoir manuel


L’attente reprend…