De
25 à 41 ans, mon état ne fait que péricliter. Au début, je prends
mes anti-inflammatoires, des Celebrex, au besoin mais je finis par
être obligée de les prendre de façon régulière, à raison de
200mg deux fois par jour. Plus les années passent et plus je boîte.
J’ai aussi des douleurs qui partent et reviennent côté droit mais
à ce jour encore, il semble que ce ne soit que des douleurs de
compensations.
Mes trois grossesses ne
semblent pas empirer mon état en tant que tel. Je note même
que mes douleurs s’estompent presque complètement quelques
semaines avant mes accouchements, quand mes os bougent et que mon
bassin s’élargit. Par contre, le fait de gérer trois
garçons et de trimballer des sacs, des poussettes et divers articles
à longueur de journée est loin de m’aider. J’ai mal
constamment, dans la fesse, la cuisse mais surtout dans l’aine. Je
reste tout de même active. Comme j’ai choisi de rester à la
maison pour mes enfants, je ne ménage aucun effort pour eux.
Nous sommes toujours dehors, hiver comme été. Nous
pique-niquons 150 fois par année. Nous connaissons tous les
parcs de la région. Nous sommes de tous les événements, fêtes,
festivals. Je m’oublie complètement pour le bénéfice de
mes enfants.
J’ai
de plus en plus mal et la douleur ne me quitte jamais. Mes Celebrex
font de moins en moins bien leur travail. Tranquillement, je
dois limiter mes activités. Je ne suis même pas capable
d’éternuer debout tellement la douleur est intense. J’ai
constamment peur de tomber ou de me faire bousculer par quelqu’un.
Je me méfie de toute personne qui s’approche trop vite de moi. Mes
enfants, habitués à mon état, prennent toujours des précautions.
Mon conjoint de l’époque est lui aussi très compréhensif
concernant ma santé. Parallèlement, je constate que ma jambe est de
moins en moins mobile. Je ne peux plus du tout exécuter, avec ma
jambe gauche, les mêmes mouvements que je fais avec la droite. Je
visite mon généraliste régulièrement en espérant une solution
miracle. Il me répète chaque fois que les Celebrex sont la
meilleure médication que je puisse espérer et que je suis bien trop
jeune pour recevoir une prothèse de hanche. Selon lui, les
prothèses ont une durée de vie d’une vingtaine d’années et ne
sont pas toujours remplaçables car clouées et collées dans l’os
de la hanche. Je dois patienter et endurer.
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