Ce
n’est pas nouveau, mon mal de dos ne me quitte jamais, pas plus que
la douleur qu’il m’occasionne dans toute la jambe droite. Par
contre, depuis quelques temps et de plus en plus souvent, je ressens
un pincement à l’aine gauche, exactement le même qu’avant ma
chirurgie. On m’a déjà prévenue que toute douleur que je
pourrais ressentir autant à gauche qu’à droite provient
obligatoirement de mon dos mais je ne peux pas m’empêcher d’être
inquiète. Je connais trop bien cette sensation et je n’ai
pas eu assez d’un an et demi pour l’oublier. J’ai hâte à mes
rendez-vous la semaine prochaine…
jeudi 16 avril 2015
jeudi 2 avril 2015
Folle de joie !!!!!!!
Jeudi
bien occupé au travail aujourd’hui et avec, en prime, une
stagiaire à mes trousses, je peux dire que je n’ai pas chômé.
J’étais toute la journée assignée à une tâche qui a pour
conséquence de recevoir sans cesse des appels des infirmières de
tous les étages. C’est pour cette raison que quand, une fois
de plus, une collègue m’a interpellée pour me dire que la
clinique de la douleur me demandait au téléphone, j’ai mis du
temps à comprendre que c’était un appel personnel, L’APPEL que
j’attends depuis précisément un an, un mois et une semaine !
Je
pense que j’ai littéralement volé d’un bout à l’autre de la
pharmacie pour aller victorieusement répondre à cet appel tant
espéré. Accrochée au téléphone comme si ma vie en dépendait,
euphorique comme si je venais de gagner le gros lot, j’ai enfin
entendu les mots rêvés : Madame,
on vous appelle pour vous donner un rendez-vous à la clinique de la
douleur !
En
fait, ce n’est pas un mais deux rendez-vous que la secrétaire m’a
programmés. Le premier, le 21 avril, est un cours obligatoire
auquel il faut absolument assister pour accéder à l’étape
suivante. Le deuxième rendez-vous, le 23 avril, est la
consultation avec l’anesthésiste, qui j’espère me fera des
injections de cortisone sur le champ.
Ceux
et celles qui ne souffrent pas d’une douleur chronique ne peuvent
peut-être pas comprendre l’immense joie que cet appel m’a
procuré mais quand on endure et qu’on attend jour après jour,
avec l’impression d’être oubliée par le système, recevoir
enfin des nouvelles apporte déjà un peu d’espoir et de réconfort.
Je suis optimiste mais lucide. Je sais que des péridurales de
cortisone ne vont pas guérir mes problèmes de dos mais avec un peu
de chance et un suivi, peut-être que le douleur se trouvera mieux
contrôlée. Mon rêve le plus fou serait d’abandonner les
anti-inflammatoires et de pouvoir attacher mes chaussures sans
grimacer, de ne plus sentir ce pincement constant dans ma hanche, ces
espèces de coups de poignards dans le bas de mon dos, cette
sensation de brûlure dans l’aine et cet engourdissement constant
de toute ma jambe droite, de l’aine à la cheville.
En
oui, me voici encore à espérer… L’espoir fait vivre paraît-il…
Et comme l’a si bien dit quelqu’un que je ne connais
absolument pas :
il
n’y a pas de traversée du désert, il n’y a qu’une marche vers
l’oasis…
mercredi 18 mars 2015
Youpi !
Cette
semaine, toutes mes pensées sont avec une connaissance de longue
date et suporter de mon blog. Elle a été opérée lundi pour
une prothèse totale de hanche et je viens d’apprendre qu’elle se
porte à merveille. Je suis heureuse pour elle !
jeudi 5 février 2015
Un an et demi !
Je
ne compte plus les jours, ni les semaines, ni même les mois mais
aujourd’hui, j’ai réalisé que ça fait dix-huit mois pile que
je suis passée au bistouri, ou plutôt devrais-je dire à la scie, à
la perceuse et au marteau ! Ma hanche continue de se porter à
merveille et depuis quelques temps déjà, je ne pense plus tous les
jours à cette prothèse. Grâce à elle, je fonctionne on ne peut
plus normalement et mieux encore, j’ai retrouvé ma souplesse
légendaire qui me permet de plier ma jambe dans tous les sens, comme
quoi, y’a des chirurgies qui en valent la peine…
lundi 5 janvier 2015
Bonne année !
Selon
les statistiques de mon blog, en 2014, mes aventures ont été lues par des
internautes provenant de 31 pays différents. À vous tous, qui
vous êtes intéressés de près ou de loin à mon malam hanchage,
je vous dis un gros merci et je tiens à vous souhaiter une
excellente année 2015. S’il y a une seule chose que je puisse vous
souhaiter pour la nouvelle année, c’est la santé, BEAUCOUP de
santé, car c’est par elle que passe tout le reste. Prenez soin de
vous et profitez du temps présent avec les gens que vous aimez.
C’est tout ce qui compte !
vendredi 19 décembre 2014
Je suis zen...
Il
y a un an et dix jours précisément, mon congé de maladie prenait
fin et j’étais de retour au boulot. Tout ça me semble déjà
si lointain… Après ces 375 jours, je suis fière de dire que
malgré un retour un peu éreintant la première semaine, je n’ai
pas manqué une seule journée de travail et surtout, j’ai toujours
accompli toutes mes tâches sans aucune aide, restriction ou
traitement de faveur. Dans toute cette saga de la hanche, qui
pour moi a duré plus de vingt ans, j’ai reçu beaucoup de support
et dans les quatre dernières années, il est non seulement venu de
ma famille et de mes amis mais aussi souvent de mes collègues de
travail qui se sont soucié de mon état. Il leur est arrivé à
maintes reprises avant et même après ma chirurgie, de me proposer
de l’aide et de s’inquiéter de moi. Les encouragements de
tous m’ont beaucoup aidée…
Reste
maintenant mes problèmes de dos chroniques mais comme j’en parle
peu, j’ai plus ou moins fait oublier à tout le monde que bien que
ma hanche soit totalement guérie, je vis toujours avec des douleurs
quotidiennes. J’ai fait un gros travail de résignation et
d’acceptation cette année. J’ai compris et intégré le
fait que je traînerai probablement toujours ces douleurs plus ou
moins intenses. Elles font partie de moi et de ma vie. On m’a
identifié cinq problèmes différents dans le dos. Personne ne veut
opérer ça et d’ailleurs, personne ne semble vraiment savoir
auquel de ces problèmes s’attaquer pour me soulager. Je continue
de prendre mes Vimovo (Naproxen) à raison de 1000 mg par jour. Pour
ménager mon estomac, il m’arrive de couper à 500 mg quand je
travaille plutôt assise ou que je suis en congé. Le hic, c’est
que dès que je saute une seule dose, la douleur et l’inflammation
gagnent du terrain. Pour avoir pris deux comprimés en moins le week
end dernier, je viens de passer toute ma semaine de travail avec une
douleur accentuée et la jambe droit engourdie de l’aine au mollet.
Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ?
Je
n’espère plus être guérie mais je rêve toujours d’être
soulagée. Pour cette raison, je suis toujours en attente à la
clinique de la douleur de l’hôpital où je travaille pour des
péridurales de cortisone. On m’avait parlé de quatre à cinq
années d’attente. En voilà une de passée… La semaine dernière,
mon patron m’a appris qu’il connaissait bien un des
anesthésistes. Je ne veux pas trop fonder d’espoirs
là-dessus mais on ne sait jamais, peut-être qu’un petit coup de
fil pourrait aider. En attendant un dénouement quelconque, je
focalise sur le positif de ma situation et sur les belles choses de
la vie. Je suis zen…
mardi 21 octobre 2014
Une petite pensée...
… pour
un ancien collègue de travail qui est l’heureux propriétaire
d’une prothèse totale de hanche depuis hier. D.D. ça m’a fait
trop plaisir de te voir en si grande forme, moins de vingt-quatre
heures après ta chirurgie. Bon retour à la maison ! Je
t’envoie plein d’ondes positives.
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