vendredi 5 août 2022

Et de neuf !

C'est dur à croire, pour moi du moins, mais ça fait neuf ans aujourd'hui que j'ai eu ma chirurgie. NEUF ans !!! J'en reviens pas ! C'est fou comme le temps passe vite !

Neuf ans plus tard, je peux encore dire que je suis contente de ma décision de me faire opérer, décision qui n'en était pas vraiment une étant donné que j'en étais vraiment à mes derniers miles et pas mal au bout de ce que j'étais capable d'endurer.

Neuf ans plus tard, je peux aussi dire que j'en ai profité de cette hanche-là. Franchement, j'ai pas mal tout fait avec : des manèges, de l'escalade, de la tyrolienne, des "courses" dans la bouette, du Seadoo, du vélo, des glissades d'eau, de la luge de montagne, du karting, du patin, du ski de fond et surtout de la marche. Beaucoup de marche. Énormément de marche !

Neuf ans plus tard donc, je me porte on ne peut mieux. On me demande parfois si ma hanche fait encore mal. La réponse est non. Comment pourrais-je avoir mal à des morceaux en métal et en porcelaine qui m'appartiennent même pas ? Bon, c'est vrai que j'ai jamais retrouvé toute la mobilité d'une jambe normale mais ça, c'était prévu parce qu'en vingt-quatre années de dégradation, j'avais accumulé des pertes irréversibles. Est-ce que je m'en rends compte ? Oui. Est-ce que ça me dérange ? Non. Absolument pas. Est-ce que je pense à ma prothèse souvent ? Non. Pas consciemment du moins. 

En neuf ans, j'ai connu quelques autres problèmes qui se sont résorbés plus ou moins d'eux-mêmes : hernie discale, épicondylite, mal à un pied, torticolis épouvantables... Ne reste qu'une douleur parfois intense qui part et revient dans mon autre hanche. Tant qu'à moi, je passerais bien sous le bistouri tout de suite mais avec l'expérience, j'ai pas besoin de radiographie pour savoir que je suis pas encore due pour la faire remplacer et que personne ne voudra le faire tant que ça n'atteindra pas un point critique. Bon, c'est pas grave. Un mal de hanche, c'est dérangeant mais c'est pas grave. Je me dis souvent que moi, dans la vie, j'étais due pour avoir mal quelque part, que ça devait être ma destinée et finalement, j'en ai fait une force. Ceux qui me connaissent bien savent que je me plains pour ainsi dire jamais et que je fais toutes mes affaires, comme tout le monde.

Non, c'est pas grave d'avoir mal à une hanche. On meurt pas d'un mal de hanche. Aujourd'hui d'ailleurs, c'est aussi la date d'un autre anniversaire : celui du décès de ma soeur. Quatre ans "déjà". À cinq années d'intervalle, le 5 août, on était ensemble dans une chambre d'hôpital. En 2013, c'est moi qui étais dans le lit. En 2018, c'était son tour. 

Non, avoir mal à une hanche, c'est pas grave.

jeudi 5 août 2021

Huit ans déjà !!!

Eh oui, c'est difficile à croire, pour moi du moins, mais ça fait déjà huit ans que j'ai eu mon remplacement de hanche. Dire qu'à pareille date en 2013, je n'étais quasiment plus capable de marcher et que je devais me bourrer de médicaments pour réussir à fonctionner. Je le dis depuis longtemps et je l'affirme encore aujourd'hui, la chirurgie a totalement transformé ma vie. Finies les douleurs, finie la boiterie, finis les médicaments et les infiltrations... Sérieusement, si vous ou un membre de votre entourage avez un jour besoin de ce genre de chirurgie, il ne faut pas hésiter et surtout exiger une prothèse à grosse tête. Votre vie en sera complètement révolutionnée !

Petit souvenir de cette époque : un mois post chirurgie, j'étais donc fière de pourvoir mettre tout mon poids sur ma prothèse. 😍

vendredi 1 janvier 2021

Bonne année 2021 !!!!

L'air de rien, ce blog existe encore et l'air de rien, il y a encore des gens qui passent ici et viennent lire les anciens billets que j'ai publiés. 

Je profite donc de ce 1er janvier pour souhaiter à toutes et à tous une excellente année 2021. Je pense que cette année, plus que jamais, nous devons nous souhaiter la santé. Pour tout le reste, il y a Mastercard. 😀

Bonne année !!!

dimanche 30 août 2020

Télétravail et sédentarité

Cette année, mes collègues et moi, on a reçu l'ordre l'instruction de travailler le plus possible de la maison. Tout ce qui peut être enseigné à distance DOIT l'être. Dans la mesure du possible, on doit également faire tout notre travail personnel à la maison. 

Travailler chez soi a certes ses avantages. On peut se lever plus tard et on économise temps et argent sur les déplacements. Par contre, je m'inquiète du fait que je serai beaucoup moins mobile. Heureusement, ce n'est que pour un temps mais certains employeurs penchent de plus en plus sur le télétravail à long terme. Je me demande s'il n'y aura pas certains maux liés à cette nouvelle pratique, ne serait-ce que la prise de poids, pour ceux qui la contrôlent moins bien.

Pour ma part, je me rends compte que je vais beaucoup moins bouger en travaillant de la maison. À l'école, quand j'enseigne, je passe mes journées debout et je me déplace beaucoup dans la classe, question de rendre l'environnement dynamique. Je monte et descends également les marches entre le premier et le troisième étage plusieurs fois par jour sans compter tous les pas que je fais dans les couloirs. Cette année, ça va changer. Je vais la passer assise.

Heureusement pour moi, je n'ai pas de problème de poids. Sur ma balance à la maison, je pèse 105 livres mais si je me fie aux gens qui se sont déjà pesés dessus, elle accuse un dix livres de retard donc on va dire 115 livres. Je trouve que c'est un poids très acceptable à six mois de la cinquantaine. Je ne me pèse pas très souvent, peut-être une fois par année. Je trouve que le meilleur indicateur, ce sont les vêtements. Tant qu'ils me font, je ne me pose pas de questions.

Cette année donc, comme beaucoup de québécois, il va falloir que je me motive à bouger si je veux garder la forme. Je marche toujours beaucoup au printemps, à l'été ainsi qu'à l'automne. Chaque année, en novembre, je me dis qu'il faut que je continue pendant l'hiver. Je ne tiens jamais ma résolution. Vais-je réussir cette année ? C'est plus important que jamais. 

Cet après-midi d'ailleurs, en voyant ce beau soleil, je n'ai pas pu résister à l'appel de mes running shoes et je suis sortie une petite heure. Quel bonheur de ne pas marcher sous la chaleur écrasante des dernières semaines ! Je suis rentrée à la maison contente de moi et pleine d'énergie pour cuisiner biscuits et muffins pour les gars qui arrivent ce soir.

Et vous, pensez-vous avoir la discipline de bouger un peu cette année ? 


mercredi 5 août 2020

Sept ans !

Eh oui, déjà SEPT ans que je suis passée sur la table d'opération ! On dit souvent que le temps passe trop vite et c'est on ne peut plus vrai concernant ma chirurgie. Il me semble que je n'ai pas vu ces années passer. 

Est-ce que je pense à ma prothèse tous les jours ? Les premiers temps oui mais ce n'est plus le cas depuis longtemps. 

Est-ce que je considère ma hanche comme une "vraie" hanche ? Dur à dire. Je n'ai plus aucune douleur et je peux vaquer à toutes mes occupations sans m'en soucier. On peut donc dire que ma prothèse remplit les fonctions d'une hanche naturelle. Par contre, on dirait qu'une petite lumière reste toujours allumée quelque part dans mon inconscient. 💡

Est-ce que je fais particulièrement attention à ma hanche ? Non. On ne m'a pas demandé de le faire. J'évite cependant les trois sports non recommandés : hockey, jogging, tennis, trois sports qui ne m'intéresse pas particulièrement de tout façon. Je maintiens également un poids santé, ce qui optimise grandement mes chances de ne jamais faire remplacer la prothèse.

Est-ce que j'ai confiance en ma hanche ? Oui, à 100%. 

En résumé, après sept ans, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Bonne fête prothèse ! 

mercredi 22 juillet 2020

Marche marche marche

Le confinement est pratiquement chose du passé mais je continue de marcher autant que possible. Aujourd'hui, je suis allée au Jardin Botanique, un de mes endroits préférés de Montréal, lorsqu'il s'agit de marcher à proximité. Ce jardin, on peut dire que je le connais en long et en large. Il n'y a probablement pas un seul sentier que je n'ai jamais emprunté.

Marcher dans le jardin me rappelle divers souvenirs comme les matinées de Jardins jeunes de Fistons 1 et 2, les nombreuses promenades avec mes trois fils ou plus souvent toute seule ainsi que mes nombreuses escapades de 2013 lorsque j'étais en réhabilitation de ma chirurgie. Après m'être entrainée à marcher d'abord dans la maison puis ensuite tout près de chez moi et de plus en plus loin, le Jardin Botanique, avec ses sentiers, ses marches, ses buttes et ses petits ponts était un endroit idéal pour pratiquer mon équilibre et retrouver mes réflexes. Je me rappelle que c'est à cet endroit que j'ai commencé à savourer le bonheur de marcher sans douleur ni crainte de tomber. Encore aujourd'hui, je me fais souvent la réflexion, quand je marche, à quel point c'est inespéré, miraculeux et précieux de pouvoir me déplacer sans difficulté. Dire qu'il y a sept ans, je ne tenais pratiquement plus debout ! Il me semble que la dernière prédiction du médecin était une chaise roulante pour mes cinquante ans. On peut dire que j'en suis loin (de la chaise, pas du cinquante) !

Bon, j'ai quand même mal à l'autre hanche de temps en temps mais c'est encore vivable. Certains jours, je ne sens absolument rien. D'autres jours, c'est inconfortable ou extrêmement douloureux. Je pense qu'une fois la crise COVID passée, j'entamerai les démarches pour une future chirurgie mais encore faut-il que mon orthopédiste soit prêt à aller de l'avant...

Avec tout ça, me voici à un mois de la rentrée scolaire. J'ai bien hâte de voir de quoi elle sera faite et comment elle se déroulera. D'ici là, je profite de cette chance d'avoir tout un été de vacances et d'être épargnée par la méchante COVID.


samedi 16 mai 2020

Toujours en confinement...

Nous voici maintenant à neuf semaines de confinement et depuis cette réclusion, je suis beaucoup plus active sur mon blog de confinée.

Le changement de routine, lié aux événements, a éprouvé quelque peu mon corps. Pendant les premières semaines du confinement, je rêvais énormément et je dormais mal. J'avais souvent mal à la tête, dans le cou et un peu dans mon bras droit qui n'a jamais guéri complètement. Celui-là, je l'ai abandonné. Il fonctionne, il ne fait pas mal la plupart du temps, je ne lui en demande pas plus.

La semaine passée, j'ai eu quelques jours de grosses douleurs à la hanche droite. Je sentais que c'était très inflammé, sensation que je connais et reconnais très bien. Le problème, quand ce genre d'inflammation survient, ce n'est pas la douleur. Cette douleur, je l'ai supportée pendant vingt-quatre ans dans l'autre hanche et je suis devenue extrêmement tolérante avec les années. Avec cette douleur dans la hanche gauche, je travaillais des seize heures debout, à l'hôpital, sans que personne ne s'en rende vraiment compte. Le véritable problème, c'est que quand j'en arrive à ce niveau d'inflammation, il y a des mouvements que je suis totalement incapable de faire. Je n'ai jamais réussi à expliquer cette sensation. Par exemple, je marche et tout à coup, je comprends que je ne peux plus exécuter mon mouvement. D'autres fois, je viens pour m'asseoir et en voulant le faire, je comprends que je ne pourrai pas. Je ne sais pas comment l'expliquer... Bref, après trois jours un peu difficiles, une canne et un peu de marche, j'ai repris du mieux et cette semaine, je suis comme neuve. 

COVID ou pas, je marche déjà le plus souvent possible, un peu moins l'hiver cependant. Depuis le début du confinement, je marche encore plus. Je sors vraiment tous les jours si la température le permet. Marcher m'a toujours fait du bien et depuis ma chirurgie en 2013, j'y ai vraiment pris goût. Après quelques essais, j'ai enfin installé une application qui fonctionne sur mon téléphone et j'aime suivre mes parcours et mes statistiques. C'est motivant, même si motivée, je le suis déjà. En raison de la crise actuelle, je respecte la consigne de rester dans mon quartier donc je marche toujours en ville, sur du béton et dans le bruit. J'ai hâte de retrouver mon Jardin Botanique et les autres beaux parcs des environs. En attendant, mon seul espace vert est le cimetière. C'est mieux que rien... Mon parcours du jour : Plus de 8 km en 1h43. 

Quand les choses seront revenues un peu à la normale, je vais quand même demander une radiographie de ma hanche droite question de voir où elle en est. J'aimerais bien qu'on me la remplace d'ici quelques années. Ça fait longtemps aussi que je n'ai pas eu de radiographie de ma prothèse mais je présume que tout est bien en place étant donné que mon côté gauche se porte à merveille. Et puis, le médecin m'a dit qu'il ne pensait pas avoir besoin de la rechanger un jour donc ce n'est pas trop utile de la vérifier souvent.

Bilan de mes neufs semaines de confinement, à ce jour et à cette heure précise, toutes mes articulations se portent formidablement bien et surtout, il ne faut pas l'oublier, je n'ai toujours pas attrapé la méchante COVID qui sévit fort dans ma ville et mon quartier. Mes proches se portent bien, le beau temps arrive, je reste positive !